Se dit d'un minéral qui laisse passer la lumière sans qu'on puisse voir nettement au travers.
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Fiches minéraux, glossaire, tests pratiques et jeux de minéralogie, de géologie et de cristallographie.
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Observez votre minéral et répondez à ce que vous pouvez : chaque critère affine la liste des minéraux possibles. Laissez « Je ne sais pas » pour les tests que vous n’avez pas faits.
Repères de dureté : l’ongle raye jusqu’à 2,5 ; une pièce de cuivre jusqu’à 3,5 ; une lame d’acier ou le verre vers 5,5. Le trait se voit en frottant le minéral sur une porcelaine blanche non émaillée (dos d’un carreau).
Ces résultats sont des pistes : seule une analyse permet une identification certaine. En cas de doute, envoyez vos photos via le formulaire Identification.
Chaque jour, trois jeux de difficulté croissante : « Trouve le minéral » (facile), le quiz à indices (intermédiaire) et « Devine le gisement » (difficile). Enchaînez les jours pour faire grandir vos séries et gagner des badges.
Les tests simples que tout amateur peut faire chez lui pour identifier un minéral, avec un calculateur de densité et un outil de dureté reliés aux fiches minéraux. Aucun test ne suffit seul : c’est l’ensemble des observations qui oriente vers la bonne réponse.
⚠️ La sécurité d’abord
Portez des lunettes de protection et des gants pour les tests à l’acide ; travaillez dehors ou dans une pièce aérée.
L’acide chlorhydrique vendu en droguerie (environ 23 %) se dilue à environ 10 % : versez toujours l’acide dans l’eau, jamais l’inverse. Le vinaigre blanc est une alternative plus douce, mais la réaction est plus lente.
Ne goûtez et ne léchez jamais un minéral. Lavez-vous les mains après chaque manipulation et ne mangez pas en même temps.
fibres : certaines formes fibreuses de serpentine, trémolite ou actinote peuvent être de l’amiante : ne les cassez pas, ne les poncez pas.
🧰 Le kit de l’amateur
Une loupe ×10
Un aimant (idéalement néodyme)
Un carreau de porcelaine blanche non émaillée (le dos d’un carreau de faïence)
Des repères de dureté : objet en cuivre, clou, plaque de verre, lame de couteau, lime en acier
Un flacon compte-gouttes d’acide chlorhydrique dilué
Une lampe UV (365 nm)
Une balance précise au 0,1 g (0,01 g c’est encore mieux)
Un carnet pour noter chaque observation
⚖️ Mesurer la densité
La densité compare le poids d’un minéral à celui du même volume d’eau. C’est l’un des critères les plus fiables : une barytine blanche (4,3 à 4,6) pèse nettement plus lourd qu’une calcite blanche (2,71) de même taille.
Choisissez un échantillon propre, sec, si possible sans gangue, d’au moins une dizaine de grammes.
Pesez-le dans l’air : c’est le poids A.
Posez un récipient d’eau sur la balance et faites la tare (remise à zéro).
Suspendez l’échantillon à un fil fin et plongez-le entièrement, sans toucher le fond ni les parois. La balance affiche B, le poids de l’eau déplacée.
Densité = A ÷ B.
Les bulles d’air collées à la pierre, une gangue d’un autre minéral ou un échantillon poreux faussent le résultat : comptez une précision d’environ ± 0,1.
💎 L’échelle de Mohs (dureté)
La dureté, c’est la résistance d’un minéral à la rayure. Un minéral raye tous ceux qui sont moins durs que lui.
Choisissez une surface fraîche, non altérée, peu visible.
Appuyez fermement et tracez un trait court.
Essuyez du doigt : un vrai sillon reste ; une trace de poudre qui s’efface vient de l’outil plus tendre.
Faites aussi le test inverse : le repère est-il rayé par votre minéral ?
La dureté peut varier selon la direction : le disthène vaut environ 4,5 dans le sens de la longueur et 6,5 à 7 en travers.
🫧 La réaction à l’acide
Une goutte d’acide chlorhydrique dilué sur un carbonate produit une effervescence (des bulles de gaz carbonique). Testez sur une zone discrète, puis rincez à l’eau.
calcite et aragonite : effervescence vive à froid, même sur un cristal.
dolomite : faible ou nulle sur un cristal ; nette sur la poudre (rayez la surface puis déposez la goutte) ou avec de l’acide tiède.
sphalérite : brun clair à jaune pâle, bien plus clair que le cristal souvent noir.
Les minéraux plus durs que la porcelaine (dureté 7 et plus, comme le quartz) ne laissent pas de trait : c’est la porcelaine qui se raye.
🧲 L’aimant
magnétite : fortement attirée, même par un petit aimant.
pyrrhotite : attirée, plus faiblement et de façon variable.
ilménite, hématite et parfois chromite : réaction faible, seulement avec un aimant puissant (néodyme).
Astuce : suspendez l’aimant à un fil et approchez-le du minéral ; même une faible attraction le fait dévier.
🔦 La lampe UV (fluorescence)
Dans le noir complet, certains minéraux s’illuminent sous les ultraviolets. Les lampes à ondes longues (365 nm) sont les plus courantes ; les ondes courtes (254 nm) révèlent davantage de minéraux mais sont dangereuses pour les yeux et la peau : lunettes anti-UV obligatoires.
La fluorescence varie d’un gisement à l’autre : une même espèce peut briller ou rester éteinte. Fluorescence indiquée dans les fiches :
✨ L’éclat et la transparence
Métallique : comme un métal poli (galène, pyrite).
Adamantin : très brillant, presque huileux (diamant, cérusite).
Un cristal limpide de calcite (spath d’Islande) posé sur un trait le fait apparaître en double : c’est la double réfraction.
🪨 Le clivage et la cassure
Le clivage est la tendance d’un minéral à se casser selon des plans nets, toujours les mêmes. Observez les faces brillantes et les fissures déjà présentes plutôt que de casser une belle pièce.
Une goutte d’eau sur le minéral : s’il se dissout lentement, pensez à halite ou sylvite. La chalcanthite (bleue) est aussi soluble, et toxique : ne pas la manipuler à mains nues.
Conservez ces minéraux au sec, à l’abri de l’humidité.